Voici les effets de la synergie entre la Turquie et le Qatar en Libye (pour l’Italie)

Voici les effets de la synergie entre la Turquie et le Qatar en Libye (pour l'Italie)

La synergie entre la Turquie et le Qatar d'une part consolidera les projets expansionnistes des Frères musulmans et, d'autre part, permettra à la Turquie de gérer les flux migratoires qui serviront d'instrument de pression politique vers l'UE et, en particulier, vers l'Italie. L'analyse de Giuseppe Gagliano

Un précédent article évoquait l'importance de l'accord du 17 août entre le vice-ministre de la Défense du GNA, Salah Al-Namroush, avec les ministres turcs de la Défense, Halusi Akar et avec le qatarien Khalid al Attyha.

Cependant, des développements récents nécessitent de clarifier la portée stratégique de cet accord.

En premier lieu, cet accord ne fait que consolider la projection du pouvoir turc et quatar sur la Tripolitaine.

Deuxièmement, il contribue à renforcer la présence turque en Libye, la rendant permanente également grâce à l'accord de février dernier relatif à la ZEE pour l'exploitation des gisements de gaz offshore situés dans l'est de la Méditerranée.

Troisièmement, Misrata deviendra certainement la plus importante infrastructure navale turque située sur les rives sud de la Méditerranée qui, combinée à l'infrastructure aérienne al-Watya en Tripolitaine occidentale, permettra à la Turquie de créer un système aéronaval offensif et défensif qui permettra à la Turquie de ne pas seulement pour projeter sa puissance à la fois en Méditerranée et en Afrique saharienne – en parfaite cohérence avec la politique étrangère turque mise en œuvre depuis l'époque d'Ataturk – mais elle permettra également la consolidation de la politique énergétique turque en Méditerranée dans une fonction anti-grecque.

Précisément pour atteindre cet objectif ambitieux, la Turquie a mis en place une force navale capable de mettre en œuvre cette politique expansionniste. Les investissements turcs liés aux frégates multi-rôles, aux navires d'assaut amphibies et aux sous-marins sont les outils indispensables par lesquels la Turquie entend concrétiser sa volonté de devenir une moyenne navale capable de projeter sa force à l'échelle mondiale comme ressort clairement du document de 2015 sur la stratégie de la marine.

À cet égard, il est clair, d'un point de vue géostratégique, que les infrastructures énergétiques qu'Ankara entend mettre en place d'une part visent à diversifier l'approvisionnement énergétique et d'autre part – voir l'importance de la récente découverte en mer Noire – avoir celui de parvenir à une véritable autonomie énergétique en transformant la Turquie en une sorte de véritable hub énergétique. Si cet objectif devait être atteint, il est clair que la Turquie aurait la possibilité de gérer le flux d'énergie de la Libye vers l'Italie grâce au contrôle du gazoduc GreenStream.

Il est évident que la synergie entre la Turquie et le Qatar d'une part consolidera les projets idéologiquement expansionnistes des Frères musulmans et d'autre part permettra à la Turquie avant tout de gérer les flux migratoires qui serviront d'instrument de pression politique envers l'UE et, en particulier, vers l'Italie.


Cet article est une traduction automatique de la langue italienne d’un article publié sur le magazine Début Magazine à l’URL https://www.startmag.it/energia/ecco-quali-saranno-gli-effetti-della-sinergia-tra-turchia-e-qatar-in-libia-per-litalia/ le Wed, 26 Aug 2020 05:00:44 +0000.